Systèmes non linéaires

De nombreuses méthodes d'égalisation de canaux et de commande de processus reposent sur l'utilisation de modèles du type RIF (Réponse Impulsionnelle Finie) linéaire ou non linéaire. Dans ce dernier cas, on utilise souvent des modèles de Volterra tronqués. Ces modèles présentent l'avantage d'être linéaires par rapport à leurs paramètres, c.-à-d. les coefficients de leurs noyaux. Toutefois, ils ont l'inconvénient de nécessiter en général un ordre élevé, donc un nombre de coefficients important, ce qui rend difficile leur identification dans un contexte adaptatif. Afin de simplifier ce type de modèle, nous nous sommes intéressés au développement de leurs noyaux sur des bases de fonctions orthogonales telles que les bases de fonctions de Laguerre ou de Kautz. On obtient alors des modèles dits « RIF orthogonaux ». Contrairement aux modèles classiques de type RIF , les modèles RIF orthogonaux sont caractérisés par un faible nombre de paramètres correspondant aux pôles des fonctions de Laguerre ou de Kautz et aux coefficients des développements des noyaux. Une nouvelle méthode a été proposée pour l'identification d'un modèle de Volterra du second ordre, dont les noyaux sont développés sur une base de fonctions de Laguerre [54,53]. D'autre part, ce type de modèle RIF orthogonal a été utilisé pour développer de nouvelles méthodes de commande prédictive robuste [28,29,31].

Un égaliseur aveugle neuronal du type perceptron multi-couche [32] a également été développé pour l'égalisation de canaux de communication non linéaires.

Par ailleurs, nous avons proposé des techniques d'identification aveugle de systèmes non linéaires (polynomiaux) SISO pour les communications numériques. L'entrée doit suivre une distribution possédant certaines symétries [51,50]. On y trouve notamment les distributions symétriques par rapport aux axes réel et imaginaire, et les distributions PSK- nn $ \geq$ 4.

Enfin dans [52], nous avons proposé un algorithme original d'identification entrée-sortie. L'intérêt de cette contribution est de montrer que lorsque l'entrée suit une distribution symétrique par rapport aux axes réel et imaginaire (c'est le cas de beaucoup de distributions discrètes en télécommunications), alors il existe des solutions calculables algébriquement, pouvant en outre bien tolérer un bruit additif. L'identifiabilité peut être évaluée à partir de l'expression théorique de la covariance du canal estimé.